San Pedro de Atacama : de la neige dans le désert !

Après avoir récupéré passeport et cartes bancaires à Santiago, c’est REPARTI ! C’est avec le sourire que l’on reprend la route, en direction du Nord du Chili. Vingt-quatre heures de bus plus tard, nous voilà en shorts, à San Pedro de Atacama au milieu d’un paysage digne d’une autre planète. La ville est située aux portes du désert d’Atacama, réputé être le plus aride du monde… enfin en théorie !

Arrivée à San Pedro de Atacama

Pour aller à San Pedro de Atacama, il faut ainsi enchaîner une nuit et une journée dans un bus. C’est certes long, mais le paysage désertique qui défile par la fenêtre nous fait passer le temps. Et les bus chiliens sont relativement confortables, ce qui nous permet de dormir sans trop de soucis. Avec l’expérience nous avons aussi bien prévu les choses, en remplissant le sac de nourriture et le portable de podcasts. Tout de même, nous sommes heureux d’arriver à destination, pour pouvoir prendre une bonne douche chaude et retrouver un vrai lit. :-)

Et des hamacs !

Pour rejoindre notre auberge, nous traversons de nuit ce village qui semble entièrement construit en terre, des maisons aux routes. Le lendemain matin, en sortant prendre notre petit déjeuner on se retrouve face à la chaîne de volcans à l’horizon, plutôt classe. En revanche en se promenant on sent tout de suite que le coin est très touristique !

La ville de San Pedro de Atacama est située à 2400m d’altitude et est une sorte d’oasis au milieu du désert d’Atacama, cité comme étant le plus aride au monde. Un peu de soleil, ça n’est pas pour nous déplaire après quelques semaines à se cailler les miches au Sud du Chili !

Direction Mars puis la Lune

En plus des nombreux tours proposés dans les environs, beaucoup de location de vélos sont disponibles pour aller explorer le désert. On commence par cette option, pour aller visiter deux vallées proches : la Vallée de Mars et la Vallée de la Lune.

La première est souvent faussement nommée Vallée de la Mort (Marte -> Muerte). Le téléphone chilien, ça déforme… ou alors c’est pour mieux attirer le touriste ? On ne sait pas, mais on préfère son nom original, car on se croirait vraiment sur la planète rouge !

On traverse un canyon aux couleurs rouges, avant d’arriver face à une énorme dune de sable. En trouvant deux plaques de bois aggloméré, on espère pouvoir se faire une descente digne d’une piste rouge à Courchevel, mais notre équipement ne tient pas la route et on se contentera d’une descente plus « traditionnelle » en courant.

Ou en sautant

Point de vue de la pierre du coyote

Mine de rien, pour monter en haut de la vallée, il faut pédaler ! Voire même pousser le vélo sur certaines parties ensablées. Nous n’avions pas prévu d’être autant fatigués à midi, surtout que la journée est loin d’être finie. On engloutit donc notre pique-nique (sandwich avocat-jambon-fromage !), avant de repartir.

Notre programme original était de traverser la Vallée de la Lune puis d’y rester pour admirer le coucher du soleil. Mais avant cela, il faut rejoindre le site en remontant plusieurs kilomètres de faux-plat avec un vent chargé de sable qui nous fouette le visage. Dur, dur ! Heureusement, les paysages sont déjà incroyables et ça donne un peu d’énergie pour la suite. Arrivé à l’entrée, c’est déjà plus simple : les différents points d’intérêts ne sont séparés que d’un kilomètre, le temps de respirer entre deux pédalages !

Rien de tel pour se reposer les jambes !
les jambes piquent un peu !

En fin d’après-mdi, des minibus de tours organisés arrivent de partout pour déverser des touristes qui souhaitent, comme nous, admirer le coucher du soleil. Entre ça, notre fatigue déjà bien présente et la route du retour qui nous attend, on décide de faire demi-tour et de rentrer avant la nuit. Après une journée sur le vélo avec des routes en terre/cailloux, on ne peut même plus poser nos fesses sur la selle, obligé de faire une grande partie en danseuse !

De la neige dans le désert… « ça n’arrive quasiment jamais ! »

Le lendemain le temps est gris et ça tombe bien, nos fesses n’ont aucune envie de se reposer sur une selle de vélo. On passe par l’étape coiffeur avant de partir à la recherche de l’église de San Pedro (pas une grande aventure vu la taille du bled !). C’est dans cette église que se sont mariés Sergio et Pachy, nos fermiers adoptifs et on compte bien leur faire un petit clin d’œil.

Photo post-toilettage !

En faisant le tour des excursions, on apprend qu’il a neigé sur les plateaux en altitude et que tous les sites principaux sont fermés. On trouve quand même une occupation pour l’après-midi en allant se faire une belle marche jusqu’au Pukara de Quitor, des ruines atacamènes du 12 ème siècle. Les ruines sont belles mais manquent d’explication historiques. On peut également rejoindre un point de vue en marchant une demi-heure supplémentaire, et ça vaut le coup ! Arrivés en haut, la vue à 360° est vraiment belle. Malheureusement pour nous, aujourd’hui les nuages cachent la chaîne de volcans à l’horizon.

Un chat qui a grimpé sur Baptiste :)

Le lendemain, surprise au réveil : il neige sur San Pedro ! On sent que le coin n’est pas prévu pour ça : tout est fermé, et les sites vont mettre plusieurs jours à ré-ouvrir, le temps de déneiger les routes. C’est donc le moment de changer de programme… direction la Bolivie pour visiter le Salar d’Uyuni et pour revenir ici plus tard quand tout se sera débloqué.

De la neige dans le désert ..

Retour à San Pedro : des raquettes et du VTT

Nous revoilà cinq jours plus tard à San Pedro, impatients d’aller faire les excursions tant attendues. Mais pas de bol, la plupart des routes sont encore fermées, pour une durée indéterminée .. On trouve une alternative qui consiste à marcher en raquettes dans la neige près de la cordillère. Au final Baptiste aura des trop grands pieds pour les raquettes et Marlène cassera une des siennes au bout de 10 minutes, donc on a marché directement dans la neige, ce qui reste inhabituel dans le coin !

Le guide est très intéressant et nous découvrons la faune et la flore locale, au milieu d’ânes sauvages. Ces derniers ont été apportés dans la région pour aider les paysans à travailler, mais ont vite été remplacés par les lamas, plus « performants ». Il y a donc désormais beaucoup d’ânes sauvages, en liberté dans la nature.

Le long de la vallée, on croise plusieurs villages abandonnées il y a une trentaine d’années. Il ne reste que des vieilles pierre et des lamas ! Parfait pour une pause pique-nique ..

Une porte taillée pour Baptiste !

Des bébés lamas
« Quand lama fâché, lui toujours faire ainsi »
sandwich avec une bonne baguette !
Une viscache
Ce n’est pas le moment de glisser

A l’arrivée nous sommes un peu déçus : la vallée a beau être magnifique, le trek « aventure » pour lequel on a signé était plutôt une promenade tranquille. Nos mollets en redemandent ! Mais on ne refusera pas le petit apéro de l’arrivée avec vin, fromage et vue sur les montagnes et volcans autour.

Comme on n’est pas fatigués, le lendemain on décide de refaire une journée en VTT. Cette fois pour aller voir un canyon puis longer toute une sorte de corniche qui nous offre une vue magnifique sur la vallée, le canyon et les volcans. La vue doit se mériter et la grimpette en vélo est ardue :  nos fesses retrouvent les sensations d’il y a quelques jours ! Mais une fois en haut, on peut longer la corniche pendant une bonne heure, avant de redescendre à travers les cailloux. Le pied !

Il faut traverser la rivière

Un peu de triche…

Le soir, pour éviter les courbatures, on a fait cobayes pour un futur atelier de dégustation de bières. Animé par un belge, on a appris énormément de choses. On a aussi goûté une bière à la coca et à la rica rica (plante locale). Et puis, c’était vraiment pour dépanner ;)

Un peu plus près des étoiles !

Pour observer le ciel, rien de mieux qu’un désert : très peu de nuages et de pollution lumineuse. Ce n’est pas pour rien que l’ALMA (énorme réseau d’antennes d’observation) y est installé. Ainsi, plusieurs excursions d’observations des étoiles sont proposées autour de San Pedro, mais l’une d’entre elles, tenue par un français, est particulièrement renommée : Space. On est partis pour 2h la tête en l’air !

Le tour commence par une présentation du ciel à l’œil nu : constellations, planètes, galaxies, histoire de l’observation du ciel, changements au cours de l’année ou en fonction de l’hémisphère, … passionnant ! On regrette juste de connaître si mal le ciel de l’hémisphère sud, ce qu’on apprend ne pourra pas être observé en rentrant en France. La seconde partie du tour se fait autour de dix télescopes, dont certains font plusieurs mètres de haut (ils ont le plus grand parc de télescopes publics d’Amérique latine, rien que ça !). Chacun d’entre eux pointe sur un astre ou une curiosité : Saturne et ses anneaux, des nébuleuses multicolores, la galaxie du sombrero, d’immenses amas d’étoiles, … en passant d’un télescope à l’autre, on oublie le froid et le temps passe à la vitesse de la lumière !

Photos de leur site : http://www.spaceobs.com

La suite de notre séjour consistera à faire bronzette au bord de la piscine de l’auberge en attendant le top départ pour l’ouverture de la route qui mène au volcan que l’on avait prévu de grimper… Mais après trois jours, la route était toujours fermée, nous avons donc décidé de ne plus attendre et de nous diriger vers de nouvelles aventures : au Pérou !

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