Deux mois au Chili : bilan !

Deux mois dans un pays … ça n’était pas prévu. En même temps il y a beaucoup de choses que nous n’avions pas vues venir en allant au Chili. Météo capricieuse, vol de passeport, séjour à la ferme, entorse, .. que d’aventures ! Avec tout ça, nous avons pu découvrir de nombreuses facettes de cet immense pays, plein de cultures et de paysages différents. Allez, il est temps de faire le bilan !

Notre itinéraire

En regardant une carte de ce pays tout en longueur, on comprend qu’il va falloir passer du temps dans les transports. Du Pérou au Cap Horn, le Chili s’étire sur 4 300 kilomètres, cloisonné entre les immenses montagnes et volcans de la Cordillère des Andes d’un côté et l’Océan Pacifique de l’autre. Heureusement pour nous, nous sommes déjà allés faire un tour tout au Sud il y a trois ans, en passant quelques semaines en Patagonie. Mais à cette période il y fait très froid et nous sommes heureux de ne pas avoir à y retourner. Nous avons donc choisi de descendre juste avant la Patagonie, puis de remonter progressivement jusqu’à la frontière péruvienne.

Nous n’avons pas compté, mais ça fait beaucoup de bus ! Plusieurs nuits et journée entières ont été passées à regarder par la fenêtre, ce qui devient d’ailleurs l’une des choses les plus pesantes du voyage et nous ferait presque parfois envie de rentrer en France … mais non, on a encore beaucoup à faire, à voir et à découvrir !

Avec tout ça, nous sommes allés visiter :

  • Santiago : capitale très vivante et toute en couleurs
  • La Région des Lacs : des randonnées entre les volcans et les lacs, avec les pieds dans la cendre
  • Pucon : ville touristique que nous n’avons que survolé, la faute à une entorse
  • Valparaiso : Des tags, graffitis et fresques multicolores, mais aussi … des voleurs !
  • El Alba : ferme organique où nous avons fait du fromage, du pis au stand de vente
  • San Pedro de Atacama : un désert, un ciel étoilé et de la neige

Voyager au Chili

Au chili, on parle … chilien !

Et oui, l’une des grandes nouveautés pour nous c’était la barrière de la langue ! En Asie c’était différent car l’anglais est assez parlé (à l’exception de la Chine). Mais ici, il faut parler espagnol… ou plutôt chilien, car il y a quelques différences et un accent à apprendre. Baptiste partait d’un niveau plutôt solide (6/20 au bac) et Marlène pas beaucoup moins (Holà, Gracias, vamos a la playa et c’est tout). Au début c’était assez dur, mais on s’est motivés : leçons en podcasts tous les soirs, fiches de vocabulaires, tentatives tout au long de la journée avec les locaux, etc. Pas question de rentrer en France sans savoir baragouiner l’espagnol ! Mais la bascule, ça a été nos deux semaines à la ferme. On est ressortis bilingues (ou presque) ! Enfin, surtout sur les mots techniques de la traite et de la fabrication du fromage : vocabulaire indispensable pour une conversation ;) …  On arrive désormais à se débrouiller et comprendre les gens et c’est plutôt agréable !

En revanche, on est loin de l’accent espagnol des leçons. Déjà, le chilien décide que tout sera petit et rajoute des -ito à la fin de toutes les phrases : cafesito (café), pansito (pain), quesito (fromage) et même… ciaosito (ciao !). Ce qui nous aura souvent fait sourire. En plus, il oublie de prononcer les « s » à la fin des mots, ce qui donnera par exemple « gracia » pour « gracias », « ma » pour « mas » et ça rend parfois les phrases un peu dures à comprendre. Mais comme pour tout, on finit par s’y faire et maintenant on commande des « cafesito » comme tout le monde ;)

 Des toutous partout !

Au Chili, il y a un problème avec les chiens errants. Mais de notre point de vue, ça n’est pas tellement dérangeant : ces derniers ne sont pas agressifs, bien au contraire ! En échange d’un peu d’affection, on se retrouve facilement avec un copain ou deux pour la journée. Marlène a bien guéri son ancienne peur et c’est maintenant un plaisir d’avoir de la compagnie pour nos randonnées.

Attention aux sacs ..

On nous l’avait dit, on en avait discuté, on le savait, l’Amérique du Sud est nettement plus dangereuse que l’Asie pour voyager. Les vols de sacs dans les bus et les pickpockets sont réputés pour être partout et il faut faire plus attention. Mais pour autant, nous avions gardés nos vieux réflexes de voyage en trimbalant de l’argent et nos passeports sur nous à Valparaiso. En même temps on ne s’attendait pas à se faire agresser à midi en pleine ville ! Tant pis, ça n’est pas ça qui va nous arrêter ! Maintenant on fait plus attention, c’est tout.

Pas si dépaysant ?

Après la Nouvelle-Zélande, nous voulions retrouver l’aventure et les surprises quotidiennes que nous avions en Asie. Malheureusement, il semble que le Chili soit « trop » développé pour ça. Il y a bien sûr des cultures et des traditions très fortes, mais le pays est tout de même très avancé et assez occidental. Le dépaysement n’est pas aussi fort que l’on espérait. Peut-être qu’après 6 mois en Asie nos attentes sont devenues trop fortes ? Peut-être aussi que ça tient à nos choix de destinations ? Il y a par exemple d’île de Pâques que l’on regrette de ne pas avoir pu visiter (le billet d’avion était cher ). En tout cas ça n’est pas grave, on compense sans problème avec les paysages incroyables !

Notre budget

Si vous voulez un budget qui ne veut pas dire grand chose, vous allez être servis ! Avec nos plusieurs hébergements gratuits, nos deux semaines de travail à la ferme et notre séjour plus long que les autres, notre budget chilien ne ressemble pas vraiment à ceux des autres pays. Mais bon, on a quand même tenus nos comptes au centime près !

Le plan était de dépenser 37€ par jour et par personne, et on arrive à … 20,71€ !

Premier poste de dépense : le logement. Et oui, nous avons beau avoir été logés à l’œil la moitié du temps, les hôtels restent relativement chers.

Ensuite, sans surprise, le transport. Avec tous ces kilomètres parcourus, ça chiffre ! Mais avec un peu moins de 4€ par jour et par personne, on s’en sort plutôt bien, les trajets ont été lissés sur la durée.

Troisième budget, divers. Mince alors, d’habitude on arrive à limiter les dépenses sans catégorie. Oui, sauf que là dedans il y a une tente à 200€ .. que l’on n’a pas utilisé une seule fois ! On avait prévu de faire beaucoup de camping, mais le froid nous a dissuadé (nos sacs de couchage confort 15 degrés aussi…). Pas grave, elle servira plus tard (d’ailleurs au moment où vous lirez cet article, on sera surement dedans… suspens !)

Pour le reste, rien de surprenant. Les courses dépassent largement les restaurants puisque l’on cuisinait quotidiennement.

Ah, une chose à noter tout de même. Dans ces comptes n’apparaissent pas : le nouveau passeport (100€), l’argent volé (200€), et le nouveau téléphone (170€). On a préféré compter ça dans notre catégorie « Aléas » !

Quelques bons côtés ..

  • Le confort des bus : Baptiste peut allonger ses jambes pour dormir
  • Les paysages très variés du Nord au Sud
  • Où que l’on soit, il y a des montagnes à l’horizon
  • Les « paltas » : on s’est régalé avec les avocats chiliens… tellement bons !
  • Le bon accueil des différentes personnes chez qui on a logé
  • L’apprentissage de l’espagnol … enfin du chilien !

… et quelques moins bons

  • Les voleurs de passeport, de portefeuille et de bâton de marche !
  • Les trajets en bus, interminables
  • Il est assez difficile de trouver des restaurants bons marchés
  • Les taxes imposées et non prévues (10% de pourboire dans les restaurants, 20% de taxe dans les hôtels)

Encore une nouvelle page qui se tourne. En presque deux mois au Chili nous avons eu le temps de rester assez longtemps à chaque endroit pour prendre nos habitudes, ce qui est plutôt agréable. Les imprévus font partie du voyage et nous sommes contents car ils nous ont permis une belle aventure à la ferme. En parlant d’aventure, nous voici en route pour le Pérou !

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