Sur la route du Machu Picchu via le Choquequirao

Le Machu Picchu, nous en entendons parler depuis de nombreuses semaines. Entre beauté, histoire inca et tourisme de masse, cette destination n’est pas la plus simple à appréhender. Pour y accéder, il existe plusieurs routes, treks, ou encore tours organisés. Après beaucoup de réflexion nous avons décidé d’y aller en marchant et pas par n’importe où : en passant par le Choquequirao, une autre cité inca en ruines perdue au milieu des montagnes. Ce qui nous attend, c’est 7 jours de trek, en autonomie quasi-totale !

Sur le papier

Pour aller visiter ces fameuses ruines du Choquequirao, il faut au minimum deux jours de marche, et deux jours supplémentaire pour le retour. Mais à la place de faire demi-tour, il existe une autre possibilité : continuer jusqu’au Machu Picchu, en marchant 5 jours supplémentaires. Ce trek est réputé pour être particulièrement exigeant et peu fréquenté. Quelques tours organisés le proposent, mais c’est encore assez peu connu. Et pour cause, le chemin fait environ 150 kilomètres de long, 7000 mètres de dénivelé positif, et 8000 négatifs. Ajoutez à cela un gros sac sur le dos pour porter sac de couchage, tente, nourriture et eau, et on arrive à notre plus important défi sportif à ce jour !

Le trek permet de passer à travers des paysages très variés, entre plaines d’altitude, cours d’eaux, glaciers, cols à plus de 4000 mètres et bien sûrs plusieurs cités incas en ruines. Et en parlant de ruines, le Choquequirao promet d’être assez exceptionnel : cette cité jumelle du Machu Picchu dont seulement 30 à 40% ont été découverts peut se visiter seul, sans la frénésie touristique de l’autre. D’ailleurs plusieurs projets sont en cours pour faire du Choquequirao le prochain Machu Picchu, avec notamment la construction d’un téléphérique. C’est donc maintenant qu’il faut y aller, avant que tout ça ne se mette en place. Y’a plus qu’à enfiler les chaussures !

Jour 0 : préparation

Avant de partir pour un trek comme celui-là, il faut se préparer. En l’occurrence, nous avons pris deux jours quasi complets pour trouver de bons sacs de couchage à louer (il fait froid là haut !), acheter des bâtons de marche (une première pour Baptiste), un réchaud, imprimer des plans, étudier l’itinéraire et faire des courses pour la nourriture. Après toute cette préparation, nous sommes prêts à partir, avec des sacs tout de même très lourds. Baptiste part avec plus de 15kg sur le dos, et Marlène plus de 12kg. C’est plus que ce qu’on a en temps normal ! Heureusement, il y a là dedans une bonne part de nourriture et d’eau, donc les sacs devraient s’alléger progressivement. Enfin, pour l’eau on va quand même devoir faire le plein tous les matins (dans les nombreuses sources du coin).

Prêts !

Jour 1 : ça roule, puis enfin ça marche

Ça y est, c’est parti ! Après un réveil à 5h, nous passons 4 longues heures dans un bus qui serpente à travers les montagnes. On passe au dessus des nuages, puis en dessous, puis .. il pleut ! Mince, ça ne sent pas bon pour la suite. Mais pour rejoindre le point de départ du trek, ça n’est pas tout, il faut ensuite se taper une bonne heure de « taxi » sur une petite route de terre.

Enfin, nous y voilà, il est 11h et nous allons partir pour une bonne semaine de marche dans les montagnes. Et le soleil pointe le bout de son nez, c’est parfait pour commencer ! Pour cette première partie, nous commençons par plus de 2h de descente pour rejoindre la rivière dans la vallée. Sur la route, il fait très chaud et on croise quelques personnes qui rentrent du Choquequirao, souvent en grande difficulté dans cette montée très raide.

On va tout en bas !

Vers 14h, nous arrivons enfin au niveau de la rivière. Une petite pause, puis on démarre notre première grimpette de l’autre côté. C’est dur ! Avec nos sacs pleins sur le dos, chaque pas se fait sentir. On s’arrête pour boire, manger un caramel, .. et on continue tant bien que mal, trempés de sueur. Les premiers doutes font leur apparition, si on lutte déjà autant, ça promet pour la suite ! Mais vers 16h, enfin, nous voilà au camping ! Le chemin continue de monter tout autant, mais la suite c’est pour demain ! On monte la tente, on s’enfile notre première plâtrée de pâtes, et on va se coucher alors que le soleil est déjà couché (à 18h !).

Pâtes, sauce tomate, origan. Miam !

Quelques groupes arrivent après nous. Pour eux, l’organisation est différente : pour deux touristes il y a trois mules, trois péruviens qui gèrent le camp et la cuisine, et un guide. Ils ont de grandes tentes, des tables, des repas bien complets qui nous chatouillent les narines .. on est un peu jaloux, mais en même temps ça enlève une bonne partie du challenge, on préfère le faire à notre manière. Certains ont même une petite tente spéciale dans laquelle ils montent des chiottes chimique (alors qu’il y en a au camping)… l’esprit randonnée n’est pas vraiment là ! Et les mules doivent être contentes de trimbaler ça toute la journée !

Les mules des tours sont bien chargées ..

Jour 2 : le Choquequirao

Ce matin, le réveil sonne à 6h, heure à laquelle le soleil se lève. La grimpette commence très raide d’emblée mais après moins de deux heures, nous voilà au sommet ! Il fait plus frais qu’hier et ça va beaucoup mieux. Peu de temps après, on aperçoit les ruines du Choquequirao sur la montagne d’en face, entre les nuages. On y est presque ! Encore un effort et nous voilà au camping, situé entre les ruines du bas (des terrasses consacrées à l’agriculture) et celles du haut (des bâtiments). Juste le temps de prendre une douche (gelée, comme la veille d’ailleurs), de manger un morceau et on part visiter cette ancienne cité inca.

On commence par descendre aux terrasses du bas. C’est immense ! De loin, c’est dur de se rendre compte de la taille mais en se promenant dedans (et en s’y perdant), on réalise à quel point les incas voyaient les choses en grand pour leur agriculture. Le flanc de la montagne a beau être très raide, ils ont construit des terrasses pour y cultiver pommes de terre, quinoa, mais, et plantes médicinales. Il y a deux grands ensembles de terrasses, séparées par une forêt. Comme seuls 30 à 40% du site sont découverts, on imagine qu’à l’origine les deux parties étaient réunies. Allez, il est temps de remonter, puisque nous avons prévu de visiter la partie haute avant la nuit. Mine de rien, cette visite est exténuante ! Les ruines sont grandes, et toutes en pente. Même si nos sacs sont restés au camping, nos jambes travaillent toujours et la visite est longue.

Les terrasses sont sacrément raides !

Entre chaque niveau, des pierres dépassent pour servir d’escalier

 Nous arrivons ensuite sur la place principale de la cité, bien restaurée avec son gazon tout vert et ses grands bâtiments. Et on continue la visite en se perdant à travers toutes ces vieilles pierres, ces bâtiments cérémonieux, ces canaux qui sillonnent entre les murs, etc. Sur un autre flanc de montagne, on peut descendre pour observer des lamas dessinés avec des pierres blanches dans les terrasses. D’ailleurs c’est par ici que Marlène nous fait une belle chute et se griffe tout le bras. Ajoutons à ça la fatigue maintenant très présente, ainsi que le jour qui se fait la malle, et on décide d’en rester là ! Retour au camping, on engloutit une plâtrée de pâtes, et au dodo ! (il est à peine 18h).

Embrasser un lama, c’était un de nos défis !
Un colibri à côté de notre tente

Jour 3 : On descend pour mieux remonter

Aujourd’hui, on lâche la plupart des groupes puisqu’ils font demi-tour pour rentrer. De notre côté, on continue de grimper pour passer le col au dessus du Choquequirao. Un dernier coucou aux ruines et on commence une longue descente de l’autre côté de la montagne, direction la rivière tout en bas. Car oui, chaque jour ressemble à ça finalement. On monte tout, puis on redescend !

Le paysage change souvent. Ici, une forêt très dense !

A mi-descente, une autre cité en ruine nous offre un spot parfait pour faire une belle pause et remplir les bouteilles grâce à ses canaux bien restaurés. En face de nous, on peut voir ce qui nous attend pour cet après-midi : un chemin qui remonte très sec sur la montagne d’en face.

Arrivés en bas, le lieux est à la fois magnifique avec cette rivière qui coule entre les montagne, mais aussi infesté de moucherons qui veulent goûter notre sang. Les mêmes qu’en Nouvelle-Zélande ! Comme on se fait dévorer, on prend à peine le temps de se rafraîchir avant de commencer la montée. C’est dur car nous avions prévu de manger… Mais il faut continuer, à la recherche d’un spot plus approprié. Après 30 minute de grimpe nous n’avons toujours rien trouvé et les moucherons sont toujours aussi présents. Tant pis, on s’arrête pique-niquer tout de même, au bord du chemin, sur le spot le plus pourri que l’on puisse imaginer !

On se débarbouille dans une eau bien fraîche : elle coule directement du glacier que l’on voit en haut
Quel confort !

La pause sera donc courte et la reprise pas évidente. La pente n’est pas si forte, mais le chemin est interminable. Après près de 3 heures de lutte, nous arriverons enfin au camping, qui est désert.. ou presque. On est accueillis par une dizaine de poules. On en profite pour se laver directement au robinet extérieur, puis on monte la tente. Une heure plus tard, le propriétaire débarque de nulle part, un troupeau de moutons sur les talons. On négocie l’emplacement de la tente et quatre œufs pour 2,5€ et on s’en fait une grosse tambouille avec des pâtes… de vrais gourmets ! La nuit tombe et personne d’autre n’arrive, on sera seuls cette nuit ! En même temps ici c’est très basique, entre le seul robinet dehors et les toilettes à base de trou dans le sol… Mais on ne se plaint pas, la vue est magique :-)

Douche extérieure au robinet avec une eau glacée qui coule du glacier .. le pied !

Jour 4 : Premier col à plus de 4000 mètres

Ce matin, il caille ! Il faut dire qu’on est tout de même à 3500 mètres d’altitude. Le soleil ne tape pas de ce côté, et on remballe la tente les doigts gelés. On commence ensuite notre grimpette à la recherche d’un rayon de soleil, que l’on trouve enfin au bout d’1h30 tout de même. Le temps de se réchauffer et on reprend la grimpe, qui est de plus en plus dure à mesure que l’on monte.

Une petite chique de coca sous la lèvre, et ça repart !

Le col de San Juan, situé à plus de 4300 mètres, arrive enfin et nous sommes récompensés par la présence de deux magnifiques condors qui volent autour du sommet ! Et en plus… une dame sortie de nulle part vends des avocats à un prix dérisoire ! Quel bonheur de pouvoir ajouter ça à nos sandwichs au thon quotidiens ! Le spot de pique-nique est incroyable, d’immenses montagnes enneigées se dessinent jusqu’à l’horizon, sous un soleil d’enfer. C’est clairement un des meilleurs endroits possibles pour faire une pause, alors quand on compare à hier midi…

Les avocats péruviens sont presque aussi bons que ceux du Chili ..

Pour la suite, il ne nous reste une heure de descente, tout aussi magnifique, dans un décors qui n’a rien à voir avec ce qu’on a eu jusqu’ici : des buissons pleins de fleurs, un chemin qui longe la falaise, et le village qui approche à mesure que l’on avance. A l’arrivée, on choisi un camping au pif et comme il n’est que 14h, on lave et sèche tout ! Quel bonheur … :-)

Jour 5 : 4660 mètres, pas plus pas moins

Aujourd’hui c’est le grand jour, on passe le col Mariano Llamoja à 4660 mètres d’altitude. Normalement, on devrait mettre 5 heures pour arriver en haut. Le rangement de la tente est encore une fois très dur : il caille et nos doigts sont gelés. Mais le soleil arrive vite et le début de la marche est très agréable : le chemin longe la vallée et la pente est douce.

Au bout d’1h30, surprise : un panneau indique 4100 mètres d’altitude. Nous avons déjà grimpé une bonne partie et c’est passé tout seul ! Nous prévoyons notre prochaine pause d’ici 1h30, car alors devrait commencer la partie finale, bien raide. En attendant nous sommes bien : nous avons la forme et le paysage est magnifique, avec la rivière en bas, les sommets blancs et la vallée pleine de vaches et de chevaux.

Trois heures après le départ, on réalise que nous avons déjà bien entamé cette partie finale et que le sommet approche sérieusement. On va mettre moins de temps que prévu ! Avec l’altitude c’est dur mais en prenant son temps, en buvant régulièrement et avec un peu de coca sous la lèvre on avance.

Et enfin nous y voilà, moins de 4 heures après le départ, le col est à nous ! Après cinq jours de marche en autonomie, avec 15 kg sur le dos, on passe le point culminant de notre trek à 4660 mètres d’altitude !

Fatigués, mais heureux !

C’est une grosse fierté ! Le temps de faire quelques photos et on commence à redescendre de l’autre côté, à la recherche d’un coin pour manger. Ici il fait bien trop froid ! 15 minutes plus tard, nos sandwichs en main, nous sommes les rois du monde !

Y’a plus qu’à tout redescendre

Il restera quasiment 2h de marche pour descendre jusqu’au camping. On a mal partout (surtout au dos, aux jambes, aux pieds, aux genoux, aux chevilles, …), mais nous sommes heureux et nos sourires restent bloqué aux oreilles. :-) Ce soir, on dormira au milieu des poules et des dindons !

Jour 6 : Presque sources chaudes et café

Ce matin, nous avons droit au soleil pendant le petit déjeuner. Quel luxe ! On décolle ensuite à 7h30, pour une journée qui s’annonce longue. On commence par une « route » en terre qui n’est pas désagréable, puisque comme c’est assez plat, on peut marcher à un bon rythme sans se faire mal aux genoux. Sur la chemin, nous sommes sensés croiser un site de sources chaudes, mais une fois sur place il n’y a qu’un bassin, complètement à sec. Peut-être que l’on a loupé le bon endroit, mais en tout cas ça n’est pas ici que l’on va pouvoir se baigner. Tant pis !

A moins de vouloir un bain de terre sèche ..
Et maintenant : Vamos …

C’est maintenant que notre chemin rejoint celui d’un autre trek, le Salkantay. A partir d’ici, il y a donc plus de monde, mais aussi des « shops » (cabanes en bois qui vendent des snacks et des boissons). Ça change tout de même pas mal l’ambiance, après avoir passé autant de temps quasiment seuls sur les sentiers. Et par ici, les fameux moucherons buveurs de sang sont présents en très grand nombre. A chaque fois que l’on s’arrête, on se fait dévorer. Nos pauses du jour seront donc très courtes, on rejoint donc rapidement La Playa, premier village de plus de 3 cabanes que l’on croise depuis 6 jours. Ici, on se fait sans cesse alpaguer par les vendeurs et les campings. Mais nous avons pour projet d’avancer jusqu’au dernier camping de la route pour prendre de l’avance, alors on ignore tout ce beau monde.

Un sacré « Centre commercial » !

Et le voilà enfin ce camping, perdu au milieu de ses plantations de café. Car les propriétaires sont avant tout cultivateurs et vendeurs de café. Encore une fois ce soir, nous sommes seuls (les autres groupes se sont arrêtés avant), et tant mieux pour nous car nous avons droit à une démonstration privée de la préparation du café : on torréfie les grains, les mous puis nous voilà avec une tasse d’expresso à la main ! On goûte également leur pollen, leur miel et leur liqueur de café … miam ! Quel bol d’être allés jusqu’ici ..

Baptiste, le roi de la torréfaction
Marlène, toute excitée à l’idée de boire autre chose que de l’instantané
Rien de mieux qu’un café pour tenir le journal du trek !
Dernière nuit en tente

 

Jour 7 : le long des rails

Aujourd’hui, c’est le dernier jour. Et ça se sent, des pieds avec leurs ampoules, en passant par les chevilles fatiguées, les muscles à secs, les genoux qui en ont marre et le dos qui n’en peut plus de porter ce sac si lourd. Mais l’énergie est toujours présente, et avec elle le bonheur de faire ce trek ! Alors c’est une fois de plus avec le sourire que l’on démarre cette journée.

Après notre dernière grosse côte (une belle heure), nous arrivons sur un point de vue splendide, duquel on peut apercevoir le Machu Picchu au milieu des montagnes. Le soleil est radieux, et on en profite donc pour faire sécher notre tente, qui a priori ne servira plus avant un moment.

Au bout du doigt, le Machu Picchu
C’est-y pas beau ?

Il faut maintenant tout redescendre pour rejoindre la vallée. Nos genoux nous font bien comprendre qu’il est temps d’arrêter les conneries, et ça tombe bien puisqu’il ne nous reste plus que 2 heures avant d’arriver à Aguas Calientes, ville au pied du Machu. Pour rejoindre cette dernière, il n’y a pas de route mais une ligne de chemin de fer, très luxueuse et évidement très chère. La solution annexe, choisie par beaucoup de monde, consiste à longer les rails ! C’est donc parti pour la dernière ligne droite, les pieds dans les cailloux du chemin de fer.

On laisse la priorité au train tout de même

Arrivés à Aguas Calientes, le choc est difficile à encaisser. Non seulement il y a un monde fou, mais tout est ultra touristique ! On sent que ce lieux n’existe que pour le Machu Picchu et que l’on ne va pas beaucoup s’y plaire. Mais il faut se forcer à faire le tour des hôtels pour en trouver un bon marché. La suite ? Une douche CHAUDE !! Et un VRAI LIT !! Et demain : Machu Picchu !

Visite du Machu Picchu et retour à Cuzco

A partir d’ici, on ne compte plus les jours. Le trek est fini, on l’a fait ! Et pourtant, aller visiter le Machu Picchu n’est pas de tout repos : il faut grimper un long escalier pendant une petite heure pour accéder à la cité inca. Nous avons choisi d’y aller l’après-midi, pour essayer d’éviter la foule. Et c’est une décision parfaite ! Nous avions récoltés des dizaines de témoignages de personnes ayant tenté d’y être les premiers, en se levant à 3h du matin pour attendre l’ouverture dans le froid, mais au final nous y sommes allés tranquillement, dans l’après-midi, et nous étions quasiment seuls sur la fin !

Encore quelques marches ..

Les blocs pierres s’emboîtent parfaitement au millimètre près, sans joints.

On partage la vue avec les locaux

Nous nous sommes même offerts le luxe de prendre un guide privé pour en apprendre plus sur les lieux. Même si la visite se fait en espagnol, les explications et les réponses à nos questions valaient bien les 30€ que cela nous a coûté :-)

Et voilà ! On en avait peur, avant et pendant, mais nous l’avons fait et c’est avec beaucoup de fierté que l’on peut ajouter ce trek à notre « liste d’accomplissements ». En plus de mieux nous connaître sur ce genre de trek en autonomie, nous avons aussi eu le bonheur de traverser des paysages toujours différents, de visiter de nombreuses ruines quasiment désertes, et d’arriver enfin au fameux Machu Picchu. Pendant un temps, nous hésitions à y aller, de peur que l’affluence ne gâche la visite. Mais au final nous avons évité la foule, et ce fut un bonheur jusqu’au bout.

Enfin quoi que, jusqu’au bout … il ne faut pas oublier que le lendemain, on a du relonger les rails en sens inverse (avec à nouveau le sac sur le dos !), pour ensuite se faire… sept heures de bus pour rejoindre Cuzco !!! Mais ça n’est pas ce qu’on retiendra :-)

Et pour se féliciter de tout ça, on s’est même fait un petit plaisir à notre retour à Cuzco :

Raclette andine !

4 commentaires sur “Sur la route du Machu Picchu via le Choquequirao

  1. Ce trek a l’air d’être un grand bonheur, seuls, variété de paysages, défis… ralala… Dommage que je n’ai pas trouvé le billet d’avion qui m’aurait permis de vous rejoindre ! En tout cas je suis contente de voir qu’on peut apprécier le Machu Picchu sans la horde de touristes qui va avec !

  2. Félicitations pour votre trek ! Votre récit et vos photos nous font rêver. J’imagine que vous devez être fiers de vous, et vous de quoi ! En tout cas, moi, je vous admire.
    Bisous à vous deux et tachez de vous reposer un peu quand même maintenant… Take care !

  3. Ping : Huaraz : petit tour dans la cordillère blanche – 40000 Bornes

  4. Bravo pour ce trek, vous êtes trop forts! Vous devez avoir une super forme quand même pour faire ce genre de trucs ;-) En tous cas, c’est toujours aussi agréable de vous lire, merci de nous faire partager tout ça :-)

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